Glacier de Ferpecle

Départ le vendredi soir. Le rendez-vous est prévu à Crolles. Alexane quitte les cours vers 17H40 à Voiron, saute dans le bus et vient me rejoindre à Grenoble. C’est le début de la course …

Nous nous rejoignons sur le parking du Casino Crolles. Les voitures s’organisent et c’est le départ. Dans le feu de l’action, Tom fait un contresens et repart vers Grenoble ….

On passe récupérer Barnabé à Chambéry et nous arrivons finalement sur le parking au bout de la Suisse vers 23H30. Le temps de se dégourdir les jambes, on déballe les tentes et chacun se sauve dans son sac de couchage, il ne fait pas super chaud …

Lever 8H. Dur, dur, il ne fait pas chaud. Le temps de déjeuner … de faire les sacs (qui étaient faits, mais qu’on refait), et finalement, en route, il est déjà 10H00. Alex et Tom partent acheter du pain et nous rejoindront.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La montée est sympa, les paysages magnifiques. Bab nous donne quelques explications glaciaires.

Nous arrivons vers midi. On installe les tentes et y jette sacs de couchage et habits de rechange pour partir vers les moulins avec nos sacs réduits au minimum. Nous mangeons et hop, c’est parti.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous attaquons le glacier. La première partie est assez plate et pas trop lisse, pas besoin de mettre les crampons. A mi-hauteur, arrêt crampons. On passe devant des moulins que Bab nous propose de garder pour le retour. Finalement, c’est décidé, on va essayer celui-là. Il y a deux entrées, on fait deux équipes. Alex équipe d’un côté et Chris de l’autre.

D’un côté comme de l’autre, la descente dans le long de la glace est magnifique. Au fond, ça queute ! On croise les équipes pour remonter, et on peut même remonter sans corde par un troisième chemin dans un passage entre glace et roche.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On déséquipe, on reprend nos sacs et on redescend voir les moulins entrevus à la montée. Là encore, 2 moulins côte à côte (et même 4), deux équipes. Pour nous, un puits d’entrée magnifique, d’un bleu intense. Tout est beau ! Le trou creusé avec la broche à glace laisse voir par transparence le taraudage dans la glace … On est sur le granit dans une grande salle avec le plafond qui a une forme de voûte bizarre. Je mets un moment à comprendre que la glace qui avance est extrudée par la roche en amont ! La grande salle est éclairée en bleue par la lumière du jour au travers le glacier. Dans l’épaisseur, on voit des cailloux prisonniers, tels des piranhas emprisonnés dans la glace. Le tout est recouvert d’une fine poussière de pierre : de la farine de glacier !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au fond, c’est bouché, Bab nous croise à la remontée. Soudain, il vient nous rechercher : « ça continue ! Passez des cordes et des broches … ». On redescend. Bab équipe un passage un peu étroit, on descend un petit puits et c’est terminé. On voit la rivière sous le glacier par une lucarne, mais c’est trop petit !

On change de moulin. Là aussi, une grande salle avec des empilements de strates de glaces et des formes d’extrusion. Petit parcours ludique avec une étroiture, on peut même ressortir par une autre entrée.

Il est tard, il faut nuit. Il est temps de redescendre. Bab et Alain jettent un œil au moulin voisin.

Retour aux tentes vers 9H. Repas sympathique, soupe, pâtes, … et il est déjà 11H ! Bab et Alain rentrent tout excités, le moulin est prometteur, c’est là qu’il faut aller demain matin …

8H du mat. Bab sonne le réveil depuis sa butte « il est l’or, monseignor, il est l’or … ». Difficile de sortir du sac de couchage, même si il a fait moins froid que ce qu’on ne craignait. Comme prévu par la météo, il a un peu neigé. Chacun émerge et on se réuni autour des réchauds pour le petit déj.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On repart à l’assaut du glacier, direction le fameux moulin. Pas de grand et c’est aussi bien, parce que la veille, on était passé à côté de ce moulin et ça coulait dans les puits. Là, c’est à peu près sec. La descente est vraiment magnifique, dans un beau paysage de glace. Deux puits plus tard, on est sur la roche. On déchausse les crampons et on part vers l’aval où la rivière s’engouffre. Il est déjà presque midi !

Les jeunes font la topo. La rivière file, roche au sol et glace au plafond. On arrive dans une salle avec un petit ressaut à équiper. Le plafond est bleu, c’est vraiment super. On est comme sous une coupole !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On continue à descendre, l’heure tourne, il est midi et demi. On arrive à ce qui pourrait être le fond. Ça pince, il faudrait se mouiller pour aller voir plus loin si le plafond se relève. Bab sonne le demi-tour. On ressort vers 13H. le temps de tout ranger et retour au camp pour le repas.

Il est 3H quand en prend le chemin du retour. Une heure plus tard, on est aux voitures. Plus que 4H de route et on est à la maison !

Toutes les photos.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Saints de Glace

Participants: Antoine et Bich, Mamar’s, Samuel et Gavial
TPST: 6H30

Le trou est très facile à trouver, environ 100 m après la barrière, un cairn indique un petit sentier qui descend au trou en 150 m.
Descente jusqu’à la salle Hydrokarst et visite du siphon qui était désamorcé.
Les puits sont assez faciles à équiper et à parcourir.
Le méandre se fait bien mieux à la descente qu’au retour, surtout avec un kit ou deux.
Le trou peut se faire en chaussures de marche.

Nous avons fait des essais de films, Go-Pro et APN, pour le transfert de la clé du Congrès.
Les citrons à l’entrée avec la Fraterniclé…
P1100260 bis

P1100275bis
Un peu d’eau gazeuse ?

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Scialet Collavet

Participants: Lionel, Giuseppe (Tullins), Patrice
TPST: 10H

Nous prévoyons une sortie avec Lionel pour nous préparer au M1 et équiper.
Pour cela, le scialet Collavet présente une belle enfilade de puits. Nous partons avec 3 cordes de 100m.

Nous montons le soir au départ de la marche et jetons une tente afin de pouvoir démarrer tôt le lendemain, car il faut bien 2H de route pour monter depuis la maison.
Après une bonne nuit, nous partons pour 2H de marche d’approche, chargés comme des mules. Heureusement que Lionel a repéré le trou et a la trace dans son GPS. Sans cela, impossible à trouver … Je ne sais pas comment ce trou a été découvert, car en plein lapiaz, il y a des trous de partout, alors pourquoi là et pas ailleurs ….

Lionel attaque l’équipement. Nous descendons le premier puits, ça touche un peu malgré les devs. Nous arrivons à la tête du puits étroit sur une vingtaine de mètres. J’équipe, la descente se passe bien pour moi. Giuseppe se bloque à la descente et galère pour trouver l’endroit le plus large. La suite est grande, les puits sont très larges, mais manquent un peu de points pour équiper. Je cherche la galerie, ça ne doit pas être celle là … je descend encore … allez, j’achète celle là …

Les autres me rejoignent.
ça doit être la bonne galerie. On descend la galerie. C’est finalement assez long, et aussi assez boueux. Je défais mes appareils.
On atteint un passage qui doit être « la petite ruse » indiquée sur la topo.
Finalement, nous atteignons une partie blanche: « la galerie des merveilles ».
On se déchausse et visite cette partie très jolie, mais malgré tout un peu cochonnée.

Le retour se passe sans encombre, l’étroiture verticale n’est pas si terrible, bien moins terrible que la marche de retour, encore chargés comme des mulets …

Toutes les photos.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Secours Berger

Participants: Patrice
TPST: 4H, -150m

Il est 17H40 quand je reçois le SMS de l’alerte, encore une épaule à -250 au Berger!

Je prépare mon sac (mes accus sont chargés), mange en 4ème vitesse et part vers la Mollière. J’arrive à 20H30. La personne a juste glissé en marchant dans le grand éboulis, s’est rattrapée sur la main et l’épaule a sauté!

Le temps que tout s’organise, je pars avec Chris et 2 CRS vers 21H. 1H de marche, on croise Rémi tout dépité qui revient sur le chemin. On descend vers 22H. Descente rapide, on croise des Polonais qui remontent. On passe le méandre, et l’équipe est déjà au contact du blessé qui remonte.

On ressort du méandre et équipe le Cairn et les autres puits en remontant. Tout s’enchaine super vite. On est dehors à 2H30. Une petite heure de marche retour. Les pompiers ont tout sorti! La cantine est là, steak, pâtes, … et je repars me coucher. Je suis dans mon lit à 4H30!

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Traversée de la Diau

Participants: Lionel, Hervé, Adrien, Patrice
TPST: 8H

L’équipe des Cantabriques, maintenant experte en traversée se reforme pour la traversée de la Diau.

Nous décidons de ne pas faire de navette voiture et nous nous donnons rendez-vous à Thorens les Glieres au parking d’arrivée pour y passer la nuit afin de partir tôt.
Nuit sympathique en camping sauvage le mercredi soir avec Lionel et Patrice seulement car Hervé avait oublié de charger ses batteries. Adrien et Hervé nous rejoindront le jeudi matin à 7h du matin, un peu fatigué pour Hervé du Mont Aiguille de la veille.
Avant la spéléo un peu de randonnée chargée, nous commençons à en avoir l’habitude, 3 heures de marche d’approche pour 900m de dénivellé qui finit dans des lapiaz magnifiques une fois le plateau atteint. La photo suivante montre le parcours enregistré au GPS. Merci Lionel pour cette technologie!

Parcours OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Une petite photo avant le départ qui tourne au drame car Patrice écrase ses lunette et fait tomber un verre dans une fissure étroite de plusieurs mètres de profondeur…. C’est moins facile de voir où on pose les pieds qui sont à une distance de l’infini …

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Nous trouvons l’entrée sans problème, petit casse-croûte et nous entrons.
Environ 200m de puits sympathiques suivis par des passages glaiseux et méandriforme pour atteindre le magnifique puits des Echos et l’actif. La cavité devient belle.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA
L’affluent des Grenoblois permet de rejoindre ensuite le collecteur de la Diau et la cavité devient alors magnifique. Une vraie rivière coule devant nous.
Dans le but de s’alléger nous avons pris l’option shorty à la place des néoprènes et même rien pour Hervé. Mal lui en a pris car l’eau est glaciale et un violent courant d’air parcourt la cavité.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Nous n’avons pas traîné dans les vasques…
Le parcours du collecteur est superbe et très bien équipé par des chaînes en guise de main
courante qui permettent de ne pas avoir à s’immerger complètement.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La fin s’achève dans des galeries fossiles et des grandes salles avant de retrouver le soleil.
Plutôt que de rentrer par le chemin de montée nous retournons au parking en suivant la Diau par des désescalades de blocs et un beau rappel de 40 m à côté d’une cascade magnifique.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Une belle traversée très bien équipée, jamais étroite. L’eau est froide mais en avançant vite le shorty suffit. Nous avions une corde de 60m chacun pour équiper les rappels sans traîner. A faire !!!
Le soir Patrice rentre après un petit apéro dînatoire car il faut bien travailler le lendemain tandis que Lionel reste avec Adrien et Hervé pour enchaîner des Canyons.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Marco Polo

Participants: Laure, Alexane, Patrice
TPST: 3H

Pour un dimanche pluvieux, petite sortie au Marco Polo.
On visitera les 5 premiers puits, Laure redécouvre les sensations …

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Grotte de Bury

Participants: Lionel, Patrice
TPST: 18H

Ça fait des années que j’ai envie d’aller au fond de Bury, la météo est avec nous, à nous les 4km de rivière!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Nous sommes devant l’entrée à 9h30.
Nous avons choisi l’option shorty plutôt que Néoprène sur les conseils de Fredo et prévu 3 cordes de plus que celles de la topo de Ménile. Les kits sont lourds secs, 1 gros sherpa pour Lionel et 2 kits pour moi. Une fois mouillés ils se révéleront être très très lourds…
L’équipement du CSCT est toujours en place et en bon état jusqu’à l’étroiture des cyclopes. Pour la suite quelques fils clairs et des cordes d’un autre âge.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Progression sans difficulté jusqu’à la grande galerie ensuite de l’opposition et encore de l’opposition, des escalades et désescalades dans une rivière magnifique. On monte plusieurs fois au plafond pour passer au-dessus d’une coulée qui nous empêche de passer. On verra tout du long des traces de crues, des feuilles collées au plafond. Il ne fait pas bon être là en cas d’orage …

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Au final malgré nos 3 cordes supplémentaires nous bloquerons à -320 m environ, dans la galerie fossile par manque de matos. On a pourtant le sentiment d’avoir vraiment équipé le minimum … Le premier siphon n’était pas loin. Dommage… On ne verra pas le fond.
La remontée sera longue, très très longue … Les ressauts se remontent pas si tranquillement que cela, les manips de kit nous épuisent, l’étroiture des cyclopes ( 30 cm) nous a semblé encore plus
étroites, les kits ne passaient plus…

Nous sortons de la cavité à 3h30 du matin complètement fourbus.
En résumé c’est magnifique mais que cela a été dur, on a mis longtemps et pourtant, on n’a pas vraiment l’impression d’avoir trainé.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Hola Cantabria

Participants: Lionel Glauda, Adrien Ragiot, Patrice Roth, Hervé Vico
Interclubs : Citrons Ficelés, SC Tullins, SGCAF

En résumé: 26h de voiture, 30h de spéléo, 15h de sommeil et 15h d’apéros!

Compte rendu rédigé par Adrien.
Avec Lionel nous discutons des derniers détails du voyage, la météo est OK, l’hébergement aussi. Bref c’est certain, demain nous partons en terre sainte: les Cantabriques!
Au programme 3 classiques réputées, de quoi rassasier toute l’équipe.
Le timing sera un des multiples challenges de ce trip; rien n’est gagné: les bouchons du trajet d’aller nous annoncent la couleur….
Nous arrivons Jeudi matin à 1h15 au gite spéléo d’Arredondo, notre hôte, Yvan nous accueille à bras ouvert.

IMG_2017_05_25@06 IMG_2017_05_24@00

Réveil à 7h, Nous partons pour la Torca del Carlista, le troisième plus grand volume souterrain connu! Devant la Verna…
TorcaDelCarlista
Après 25 min de voiture dans un paysage verdoyant nous arrivons au parking. Une petite marche d’approche de 45min, nous permet d’apprécier l’environnement, nous rencontrons un troupeau de chèvre et des chevaux en libertés. Lionel s’offre l’équipement, quelques petits puits, mignons et confortables débouchent au plafond de la fameuse salle. La descente s’effectue sur un splendide rappel gazeux de 80m. Optimisation oblige… pour nous c’est passage de nœud obligatoire, notre matos est calculé pour les longueurs de 50m de Cueto-coventosa. Chacun y va de son commentaire « le passage de nœud c’est la base », « bof c’est sympa » ; soyons franc, ce rappel est de toute beauté, dans une obscurité presque absolue, mais c’est surtout la corde quasi neuve et pas super lavée qui procure les vraies sensations de cette descente.
Nous attaquons rapidement la descente de la salle en suivant les cairns. Nous serons immédiatement rappelés à l’ordre, la suite est de l’autre côté, nous venons de descendre du mauvais côté de la salle. Mieux vaut orienter la topo à la boussole. Après une remonté d’une centaine de mètres à travers les gigantesques blocs qui tapissent le sol la salle nous apercevons la suite, cachée derrière un col. Les proportions sont gigantesques et difficilement estimables. La paroi que nous suivons est très concrétionnée: aragonite, excentriques, cristaux, choux fleur…

IMG_2017_05_25@12 IMG_2017_05_25@45-2
Nous arrivons à une seconde salle, bien plus petite mais toujours gigantesque, les bordures sont elles aussi richement décorées. Après un petit détour nous arrivons à la salle du siphon, entièrement recouverte de voiles, colonnettes, fistuleuses, colonnes. Nous avons atteint notre limite de temps il faut se diriger vers la sortie. Un petit challenge chrono motive les troupes sur la remontée, nous sortons tous la longueur de 80m en une douzaine de minutes. Patrice déséquipe, accompagné de Hervé. TPST6h

Patrice et Lionel partent équiper la sortie de Coventosa, Hervé et moi préparons le repas du soir et la nourriture pour demain. Après une première tournée Hervé anticipe au mieux les besoins de demain en proposant de préparer un second repas (qui s’avérera nécessaire!). Les heures passent, nous commençons à nous inquiéter, 21H30 Patrice m’appelle, tout va bien. Ils ont mis du temps à trouver le petit passage menant à la suite du réseau de Coventosa. 15 min plus tard ils sont au gite, nous préparons les kits et attaquons l’apéro. Qui se terminera plus tard que prévu, sous les flots des bols de rouge de Lionel. De quoi être en forme pour le lendemain …

6h du matin le réveil sonne « Arghhhhh je n’aurai jamais du boire autant »  Lionel se lève doucement. Après un bon petit déjeuner, nous allons nous garer à Socueva. Nous entamons la marche d’approche de 2h30. Lionel l’arrondira à 3h grâce à une petite boucle touristique dans le lapiaz sauvage. Ce qui lui permettra d’évacuer l’alcool restant. Nous nous félicitons d’être partis tôt, évitant ainsi les grosses chaleurs. Le paysage de la marche d’approche est merveilleux et accueillant. La faune locale vient à notre rencontre pour fêter notre venue. Nous croisons des vaches, un cheval, une vipère et surtout des tiques. Ahhhh les tics des cantabriques, il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup trop. Dès notre arrivé à Cueto nous ripostons en éliminant définitivement ces intrus, Patrice en repère un en forage avancé sous mon bras « Il est trop rentré il faudra attendre le retour au gite » Réflexion faite l’arrivée est prévue dans 16h, hors de question de le garder, je sors mon couteau. Patrice tente une dernière riposte et parvient à le déloger; gloire à lui!
IMG_2017_05_26_06_31_03 IMG_2017_05_26_07_26_13
Nous nous changeons, je file équiper le pozo Juhué… le premier coup d’œil donne le ton: c’est un monstre de 300m!
Ça part large, sans fond, parfaitement lisse et circulaire. La pression monte. L’efficacité s’accroit au fil des rappels, le rythme est donné par la terrifiante chute des cordes qui fendent l’air et viennent immanquablement heurter l’équipe. C’est Patrice qui assure les rappels, les cordes sont ensuite envoyées vers l’avant par Hervé et Lionel.
Puits IMG_2017_05_26_10_05_16
Le puits est marqué par un important palier à ses deux tiers, ça casse un peu la pression. Le reste de la descente s’effectue sans histoire, une grande partie est équipée en fixe. Un dernier rappel d’une vingtaine de mètre nous permet d’atterrir dans la galerie de Juhué. Une énorme galerie dans le même style que la PSM, recouverte de gros blocs (sauf qu’ici la grotte est à 14°c). Nous mangeons une barre et partons vers le sud. Une heure plus tard nous nous arrêtons déjeuner à l’Oasis, ce n’est pas le Paradis mais un bidon coupé permet de récupérer des gouttes d’eau et de faire le plein. Le balisage est parfait nous arrivons facilement au Pozo de la Navidad marquant le début du réseau intermédiaire. La typologie des galeries change brutalement nous voici en Ardèche: aiguilles et fleurs de gypse, calcite, aragonite, tapissent les murs d’un collecteur à taille humaine.
IMG_2017_05_26_18_34_23 IMG_2017_05_26_18_46_05
Notre progression est plus rapide et très agréable. La galerie des artistes est remarquable. La salle blanche, bien reconnaissable permet de s’orienter facilement sur la topo, nous enchainons sur une zone plus tortueuse composé d’un calcaire déchiqueté.  Nous suivons le courant d’air et les flèches. Petite pause à la turbine ou nous admirons les différentes techniques de passage à travers cette petite faille, parcourue par un violent courant d’air. Nos gros sherpas pimentent la chose et alimentent les rigolades. Les volumes s’élargissent de nouveau, la tyrolienne marque le début du canyon. Le niveau des lacs est bas, il y a 3 lacs distincts comme sur la topo. Nous vidons toutes nos bouteilles d’eau pour améliorer la flottabilité de nos kits, enfilons les néops et attaquons les 300m de nage. L’ambiance est incroyable, le premier lac est profond, l’eau noire, nous avançons dans un canyon sans fin. Après les 3 lacs nous conservons les combinaisons pour passer directement dans l’eau en shuntant les mains courantes. Nous finissons par louper la sortie, le doute s’installe, la fatigue aussi. Nous rebroussons chemin pour récupérer la progression classique hors d’eau, ça semble bon, la pression retombe.
Ouf. Lionel et Patrice reconnaissent le chemin et le passage clé sur la gauche. Nous saisissons l’occasion pour aller admirer la salle des Fantasmes, véritable musée de la concrétion, dotée d’une collection de piliers extraordinaire!  Hervé trouve que son kit s’est subitement lesté, effectivement son bidon étanche a pris l’eau, le gps de Lionel aussi. Je m’égare rapidement à la sortie, Patrice passe devant et nous sortons tranquillement. Hervé et Lionel déséquipent et nous rejoignent. Le retour à la voiture s’effectue en une vingtaine de minutes. TPST:14h. Nous sommes comblés et refaisons le monde autour d’un diner-apéro. Nous allons dormir vers 5h.

10h le réveil sonne. Le moral des troupes est entamé mais la volonté encore bien présente. Après un bon petit déjeuner, nous préparons le déjeuner et les affaires.
Notre champion d’Espagnol Lionel discute avec les propriétaires du Gite. La grotte vaut le coup, il faut mieux faire la traversée, « posez votre voiture en haut, nous vous ferons une navette ». yalaaaaaa! Le moral des troupes passe au vert, nous allons éviter la marche d’approche depuis Socueva. Nous trouvons assez rapidement le parking, l’approche s’effectue en une quarantaine de minutes. Le dernier point d’interrogation sera vite levé, la chance et le repérage de Lionel nous amèneront à trouver rapidement l’entrée de Tonio (Sans GPS). Un violent courant d’air y aspire tous les insectes à proximité, provoquant une certaine obésité des araignées cavernicoles. En 3h nous descendons à la salle Guillaume, Hervé révisera la conversion dans le bas d’un pendule tendu (P50) avec la corde de 8mm bloquée sur une écaille et Lionel testera l’efficacité du verrouillage du brin de rappel. Une fois de plus Patrice gère les rappels sans encombre. Aujourd’hui c’est de la balade. Nous déjeunons dans l’immense salle d’éboulis.
IMG_2017_05_27_17_39_41 IMG_2017_05_27_17_35_23
Hervé oriente la topo avec la boussole et nous partons vers Canuela. La salle est très pentue, les blocs descendent avec nous. La suite est composée de magnifiques galeries fossiles très concrétionnées, les stalactites sont influencées par un gigantesque courant d’air, des concrétions horizontales ce sont développées, accompagnant le sens de ce dernier. Nous suivons facilement le balisage, retrouvons un petit canyon actif sous nos pieds. Les galeries sont splendides. Presque chaque pas est accompagné par un cri d’émerveillement. Notre orientation est guidée par le courant d’air facilement détectable même dans une section de plus de 200m2; oui c’est possible! La localisation sur la topo est compliquée, les orientations des galeries nous permettent de supposer le croisement avec la galerie ouest. Hervé remarque une main courante rive droite et nous nous engageons dans un canyon qui descend brutalement. Nous ignorons plusieurs signaux puis rebroussons chemin en direction de la main courante qui s’avérera être l’itinéraire de sortie. Elle permet de se déplacer sur une strate très polie et inclinée; bien heureusement elle est équipée en fixe.
IMG_2017_05_27_19_27_43 IMG_2017_05_27_19_34_17
La sortie est dantesque, un contrejour vient illuminer les parois de l’énorme collecteur. A la sortie le courant d’air est incroyable, il plonge vers la vallée où un micro climat s’est installé; aucun arbre ne pousse, seulement des herbes et des fougères. Sur plus d’une centaine de mètres! Nous rentrons en une vingtaine de minutes à pieds directement au gite. Nous y retrouvons Yvan et sa copine, il nous offre une bière. Patrice part avec Yvan récupérer la voiture et nous continuons l’apéro toute la soirée. Vers minuit nous allons nous coucher,

Dimanche nous nous levons à 8h rangeons les affaires, lavons le gite, saluons Yvan et le remercions pour son chaleureux accueil. Après un café à un des bars d’Arredondo nous sommes d’attaque pour la route et ses km de bouchons. Le temps passe, nous tournons au volant, le trio me débarque à Nîmes et nous rentrons dans la nuit, fracassés. Sentimental, Patrice ramènera une petite tique, bien cachée, jusqu’à Grenoble.
IMG_2017_05_28_14_37_58 IMG_2017_05_28_17_12_10

Bref un trip de folie avec une super équipe!

Toutes les photos.


Et les topos sur ce site.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Fenêtre 4 – Grotte Roche

Participants : Patrice, Laure, Anne Marie, Pierre
TPST : 3H

Laure va faire une classe de découvertes sur le Vercors en Mai. Anne Marie fait partie des accompagnateurs mais n’a jamais fait de spéléo. D’où l’idée de faire Grotte Roche en guise de préparation.

Tout le monde est bien humide, mais très content de la sortie. On rencontre un stage ASV à la sortie.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés

Aven des Neiges

Participants: Arnaud, Patrice, Alexane, Thierry, Lionel
TPST: 15H -400m

Départ à 6H30 de nos maison et 3H de route vers le Plateau d’Albion pour le gîte de l’ASPA où nous rencontrons des spéléos d’un stage perf.

Jean Louis alias Loufi, un des découvreurs acharnés de la cavité nous donne les clés et nous guide jusqu’à l’entrée en nous racontant l’histoire de la cavité. Il nous apprend que la cavité a été déséquipée à partir de -400 le weekend précédent… dommage, nous comptions bien aller au fond !!!

IMG_2017_04_01_10_50_35 IMG_2017_04_01_11_28_09

Il nous fait cadeau par la même occasion de 2 kits remplis chacun par 100m de corde à descendre à notre terminus pour rééquiper en fixe ce qui a été démonté.

Le temps de se goinfrer un peu et nous voilà partis dans les premiers puits à 12H00. Lionel s’impatiente un peu et trouve qu’on est bien lents à décoller. C’est donc sur un rythme tranquille voir très tranquille que nous parcourrons ce magnifique aven. Les 100m de puits d’entrée s’enchainent rapidement. Ensuite, nous parcourons la galerie qui est truffée de magnifiques huitres qui ne laissent pas Arnaud indifférent, le shunt et arrivons au très beau P50 de la salle de l’AZE. Il est 14H. En bas, nous parcourons la galerie qui est à sa base. Le bout de la galerie est magnifique, avec de très belles coupoles d’érosion au plafond.

IMG_2017_04_01_11_35_05 IMG_2017_04_01_12_09_30

La galerie du costar est très jolie, très concrétionnée, avec une couleur verte intrigante …

IMG_2017_04_01_15_47_50 IMG_2017_04_01_15_19_23

Puis de nouveau une série de puits, on abandonne nos kits au cairn prévu, le puits de la Goulotte (on comprend pourquoi il s’appelle ainsi) et on atteint le sommet des grands puits. Lionel constate consterné que les cordes sont retirées … on descend une longueur, mais ça va être trop long, demi-tour. Il est 19H30.

Remontée tranquille, sans encombre. Les puits et les galeries s’enchainent sans difficultés. A la base des premiers puits, on suit un peu vite les cordes en place et on se perd dans la galerie de la Courtille équipée d’une belle main courante au-dessus d’un méandre profond. Demi-tour, on sort à 3H00.

Retour au gîte à 3H30 du matin pour une petite bouffe sympathique, petites bières au milieu des cadres du stage en souci car une de leur équipe n’était toujours pas rentrée. Elle arrivera à 5H du matin.

Belle sortie à refaire.

Les photos sont ici.

Publié dans Non classé | Commentaires fermés