Traversée D35 – Berger : le Graal

Participants : la crème du CREPS et moi
TPST : 18h

Comme beaucoup le savent, les Furets ont ouvert la traversée D35 – Berger pour Noël 2024.
Depuis, tout le monde en rêve.
En 2025, un collectif à rééquipé sérieusement le D35 sur AF afin de rendre cette traversée possible.
Une première équipe réalise cette traversée le 25/07/2026 … nous sommes donc la 2ème équipe à nous engager dans cette aventure.

Merci à Thierry pour l’organisation de cette traversée. Je sais que je ne suis pas trop en forme en ce moment, mais si je n’y vais pas … à quand une autre occasion ?

Et c’est ainsi qu’on se retrouve à 9 au départ du D35. David Parrot est avec nous, c’est génial d’avoir un des inventeurs pour nous guider dans ce dédale. Quand Dav me voit: « T’es là mon Patoche, ben tu vas dérouiller !!! ». Trop bien l’accueil, moi qui n’étais pas inquiet par rapport à ma forme physique …

Côté habillement, j’ai peur de trop chauffer à la descente, je mets juste un mérinos et un leggin avec une combi non enduite.

Comme promis par Thierry, 6 minutes de marche d’approche plus tard, on entre dans le trou!

Thierry s’engage, je le colle, histoire de ne pas commencer à me faire distancer.
Les puits s’enchainent, ça va vite, pas le temps de refroidir. Heureusement que je connais cette partie. 10h00, on est à la base des puits à -400m, ça fait 1h15 qu’on est dans le trou !

L’enfilade dans le P47 du collecteur
On est à la base des puits

On se regroupe, puis on attaque la rivière du D35.
Le sol est très orange, un peu comme dans la rivière d’Or, c’est magnifique. Par contre, c’est plein de moonmilch et c’est hyper glissant.
A la deuxième bassine, je me mets tout de suite à l’aise avec l’idée d’être mouillé. Je ne suis pas le seul dans ce cas! Ca, c’est fait, la suite de la progression va être beaucoup plus simple et je vais dépenser beaucoup moins d’énergie à éviter d’être mouillé. On sait tous que ça fini par être inutile!
Je suis David, et c’est vraiment déprimant! On ne dépense vraiment pas la même énergie à chaque pas !

Là, on est à -660m, à la confluence entre la rivière du D35 et la rivière de la Fromagère. On fait une grande vire pour éviter la cascade.

Et on poursuit dans la rivière. Il y a plein de vires pour se faire les bras. On arrive au point bas, le siphon de la From est à 50m, on est vers -700 depuis l’entrée … j’ai bien envie d’aller voir, mais il faut que je m’économise. On attaque la remontée vers le siphon Emeraude, il faut remonter d’environ 150M.

Puis on arrive vers le siphon Emeraude de la jonction, il est 13h15, ça fait 4h30 qu’on est sous terre. On s’arrête faire la 1ère pause casse croûte.

Au dessus, c’est le siphon Emeraude dans le film, quand David et Cedric le découvrent. En dessous, c’est ce qui en reste …
Durant la sortie de Juillet, Thierry est passé allongé dans la flaque, avec une oreille dans l’eau.
Merci Charles, David et les autres qui ont agrandi cet été, là, on passe à genoux dans l’eau.

On arrive dans le Berger !
Merci Thierry pour ce beau cadeau!

On vient donc de parcourir le chemin rouge de l’entrée du D35 jusqu’au siphon Emeraude.
Maintenant, il faut continuer dans le berger jusqu’à la Vire-Tu-Oses. On y arrivera à 19h15, le temps de faire une seconde pause repas au bivouac Mélusine, soit 5h45 depuis la jonction et 10h30 depuis l’entrée.

Côté Berger, le méandre Trocourt et toute la suite monte pas mal, c’est des failles avec des lames très accrocheuses et ça a dû se mettre en charge à une époque car c’est couvert de boue. Du coup, il y a plein de cordes et là où il n’y a pas de cordes, c’est hyper expo !

On arrive dans une galerie sèche où le sol est parsemé de copeaux de chocolat. Vraiment magnifique!

Le ruisseau du Boa est vraiment très beau, mais pas le temps de faire des photos.
Ca n’arrête pas de descendre … mais quand est ce qu’on va remonter ?

Puis on arrive dans la galerie du sable où on rampe pendant longtemps. Comme on était couverts de boue, maintenant, on est des spéléos pannés !
Là, mes amis ont pitié de moi, et comme je suis déjà en pension complète, ils me prennent mon sac pour que je les ralentisse un peu moins.
Déjà David a compris qu’il allait faire un score de temps passé sous terre, il n’a pas l’habitude des longues sorties, lui.

On arrive à la Vire-Tu-Oses, et comme dit Thierry, ben on est dehors maintenant!
En vrai, ce n’est pas si faux! La suite est tellement facile par rapport à ce qu’on vient de faire !

Je sors à 3h15, soit 8h00 pour remonter du Berger et 18h30 au total. C’est pas si mal!

Il nous reste une bonne heure de marche dans la forêt pour retourner au D35 à la voiture et … ça monte dans la forêt.

En tout cas
– c’est vraiment une belle sortie
– à ne pas mettre entre toutes les mains, car c’est vraiment loin, et il ne faut vraiment pas se faire mal aussi loin …
– j’ai fait une super sortie, on était 2 touristes, encadrés par 7 DE formateurs du CREPS
– merci à Thierry pour l’organisation
– merci à toute l’équipe David, Cédric, Charles, Léa, tous les Furets et autres … pour avoir creusé le D35 et rendu cela possible
– merci à David d’avoir supporté ma lenteur
– David avait raison, j’ai vraiment dérouillé …

C’était génial !

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Le Pot 2

Participants : Eva, Agathe, Christophe, Mathéo, Victor, Patrice
TPST : 6H30

Lieu : Hauts Plateaux du Vercors
Coordonnées : 44.96288N, 5.51907E
Il nous faudra 2H30 de marche, pour 6.6km aller et 500m de D+.
La marche depuis le parking de Roybon est agréable et pas si difficile!

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Dans le cadre de « Vendredi, tout est permis », je reçois le jeudi après midi 2 messages coup sur coup d’Eva et de Christophe qui me demandent si j’ai une fiche d’équipement à jour du Pot 2! Non!
Mais sur un malentendu, si ils acceptent un vieux … je suis intéressé.
On passe l’après midi en échanges Whatsapp pour organiser le truc et préparer le matos.
D’après le petit Ménile illustré, il faut des grandes longueurs. Mathéo a une 130m, en 10.5 … ça ne va pas faire, je propose de prendre de la 7 et d’autres petites cordes.

Du coup, niveau matos, on est bien. La plus grosse corde qu’on a, c’est de la 7mm!

Niveau cordes, on tricote un peu avec les longueurs à notre disposition. La topo est basée sur des grandes longueurs, mais il y a beaucoup de fracs mentionnés. On essaie de se baser sur les fracs pour prendre nos longueurs. On va essayer d’éviter les passages de nœuds. On n’est pas en stage !

Nous nous retrouvons donc au départ sur le parking de Roybon à 9H.

La trace est assez facile. Une fois arrivé dans la grande plaine de Derbounouse, nous empruntons plein EST le sentier qui monte au pas Morta. Nous avons fait environ 500m hors sentier et nous trouvons l’entrée 2H 30 plus tard, entre 2 névés. Il est 12h 30.

Sur le coup, on a un gros doute. Il y a plein de neige, et personne n’a pensé à prendre une pelle, au cas où!

Nous décidons de manger, préparer les kits et répartir les équipes : Victor et Mathéo avec le premier kit, Eva et Agathe sur le deuxième et le troisième kit. Et enfin Christophe et Patrice qui
glissent sur les cordes ! Tout ça en décalé et dans un monde parfait.

13H30, Mathéo et Victor s’engagent dans le gouffre, pendant que le reste de l’équipe essaye de ne pas trop se refroidir …

Vers 15h, j’en ai marre de tourner en rond et les autres ne semblent pas hyper motivés. Je prend le 3ème kit de cordes, au cas où et m’engage dans le gouffre. Je récupère le rab en bas de la première corde et remonte rajouter une main courante. C’est mieux.

Le départ du grand puits n’est pas hyper large, par contre très lisse, très travaillé par l’eau. Deux fracs plus bas, ça s’élargit carrément et on prend conscience de la taille du puits.

Vers 16h les copains entrent dans le trou…


17h : Nous sommes en bas! Mathéo a vraiment fait un très beau travail d’équipement. Et en plus, contrat réussi avec succès, pas de passage de nœud. Bon, en fait, on a un peu triché car les 10 pulses ont été posés, soit pour doubler des mono-points, soit pour des fracs qui manquaient un peu …
On a du louper quelques fracs car on avait au moins 2 grandes longueurs et arrivés en bas, on n’a pas du tout utilisé l’avant dernière corde de 25 m !
En fait, sans être vraiment arrosé, il pleut un peu partout et on fini par être bien mouillés!
17h15 : premier départ pour Mathéo

On commence la remontée

20h, on est tous dehors!
Victor a tout déséquipé et Christophe a tiré les kits.
Il nous reste environ 2H de marche pour retourner aux voitures. Il est 22H30quand nous sommes aux voitures.

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Carret – Doria

Participants : Alain, Michel, Marc, Seb, Patrice
TPST : 10h

Sur une idée originale de Charlie, nous voici parti pour faire cette traversée ouverte récemment.
On se retrouve à 9H au parking de Lovettaz avec Charlie qui a un groupe de clients.
On fera la montée à la grotte ensemble, ce qui nous évitera de chercher.
3.3 km pour 500m de D+.

La grotte Carret est un site de fouilles archéologiques. L’entrée est grandiose!

Le fond de la salle d’entrée a été sévèrement désobstrué pendant des années : « Le couloir des Humbles ». La montée dans la trémie du Chat-man est un peu sportive pour rejoindre la « Salle de la Terre sans mal ».

L’étroiture du Magret passe crème. Ensuite, nous parcourons la galerie Depierre. ll y a de magnifiques sapins d’argile.

Un petit tournicota et on récupère la galerie supérieure qui nous emmène dans le « Méandre ludique », que certains ne trouverons pas ludique! Seb :  » à part des méandres, il y a quoi dans les Bauges ! « 

Nous arrivons au carrefour de la galerie « Aval Christenaux ». On s’arrête pour manger. On laisse les sacs et on part visiter « la Galerie des Mocassins » et « la Galerie des Mocasdeux » jusqu’au siphon de lHard Heure.

En sommet de voute, il y a de magnifiques dents de cochon.

On revient aux sacs, et on reprends notre chemin.
Vers les Puits Cétou, ça se complique. On arrive sur un puits équipé en PurLine. Je trouve ça bizarre sur un équipement fixe. Mais bon … Plus loin, il u a un puits de 4-5 m pas équipé. On cherche ailleurs. Je m’enquille dans une galerie étroite en ramping … ça ne peut pas être là.
On descend le puits, puis on s’engage au plus évident dans une galerie à 4 pattes, mais dans 15 cm de boue … Au bout de la galerie, c’est pas là non plus. On est vraiment gaugés, comme je ne l’ai jamais été !
On trouve une autre galerie, et ça ressemble à la désob argileuse, il y a un fort courant d’air, on est bons! Maintenant qu’on est couverts de boue liquide, on remet une couche de boue sèche par dessus! Un régal !
Certains passages sont très remontants et pas évidents du tout. Bizarre que Charlie ne nous en ait pas parlé !

On arrive au « boyau du Coton ».
Là aussi, un ressaut de 4m n’est pas équipé, bizarre.
Derrière, il y a un méandre et mes collègues trouvent cela trop compliqué. Fracture de moral!
Je poursuis le méandre et trouve la corde. Mais non, on est au bon endroit!
On poursuis et on débouche dans la « Galerie Tige ».

On prend le R2 pour changer d’étage. C’est vraiment inattendu comme passage, et maintenant, on descend l’affluent Ouest » et c’est rapidement la sortie.

Je met en place le rappel et nous sommes rapidement en bas de la cascade. Il ne reste plus qu’à retourner à la voiture.


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Gampaloup – Le Fond

Participants : Patrice, Arnaud, Alain, Manu, Aurélien, Christophe
TPST : 14h !

Depuis le temps qu’on en parlait, cette fois, c’est la bonne, c’est parti pour le fond du Gampaloup!

Cette fois encore, on n’a que des petites cordes. La plus grosse, c’est du 7mm ! On commence à s’y habituer, du coup, on est 6 et on a 5 demi-kits de cordes, avec encore largement la place pour mettre chacun notre nourriture, eau et secours dans la place qu’il reste dans le kit.
C’est vraiment agréable, et je me demande comment on faisait avant, avec ces grosses cordes !

Sur la montée, Arnaud s’arrête au Pangolin et jette une poignée de fluorescéine. Le but est de savoir si l’eau du fond du Pangolin rejoint quelque part le Gampaloup vers l’aval. D’après le report en surface, il y a moyen!

Je tue le suspens tout de suite, on ne verra pas une trace de fluo jusqu’au fond. C’est la grosse déception pour Arnaud !

Nous sommes tous bien vaillants à l’entreé.

La descente vers -120 au lac du Tamponnoir est juste la « marche d’approche ». On ne descend pas si vite que ça, Arnaud équipe, c’est super!
Sur la descente, on constate que les cordes en fixe sont un peu en vrac, il va falloir revenir remettre tout cela en état.

Au lac du Tamponnoir, on passe sous la cascade, et c’est parti!

La descente se passe bien. Rien d’étroit, mais rien de très roulant non plus.
On se trompe à 2 ou 3 places et on perd un peu de temps.
L’équipement est juste suffisant pour des petites cordes, on a laissé le perfo à la voiture, si on l’avait, on referait des points !

On franchit les Oubliettes.
Je passe au dessus de mes camarades qui lisent la topo, et j’en profite pour faire une photo que je trouve très sympa au travers d’une lucarne.

Juste après, le méandre aval me paraît étroit (je ne sais pas pourquoi, parce que finalement, non!), je pars dans une galerie de sable en pensant que c’est un shunt, et je me tanque plus loin dans une étroiture. Pas facile de faire demi-tour … encore 1/2 heure de perdue …

Notre progression est un peu stoppée au Puits des Eaux Intrépides.
Le départ ne ressemble pas vraiment à un puits. Du coup, je pense qu’il nous manque une corde et je sors la corde de secours. Plus bas, je pense qu’on est dans le puits, et que la corde de 75m aurait dû partir du haut. On trouve des spits, c’est un peu dans l’eau. Je m’engage, et visiblement, vu ce qu’il y aurait à purger, ce n’est pas là.
Je remonte, trouve des points plus haut et attaque une vire. C’est très aérien. A un point, je m’arrête car je ne sens pas le pas. Aurélien le franchira avec aisance …
Au final, au aura perdu pas mal de temps sur ce passage, je confirme que la C75 part d’en haut. Elle enchaine même un ressaut sous le P25!

On arrive au Puits c’est pas Rigolo! Je ne connais pas l’histoire, car pas vraiment de problème.
La topo dit 25m, heureusement qu’on a une 40m, car en bas, il ne reste que quelques mètres !!!
On a tout descendu tout droit. ça ne frotte pas, mais j’aurais bien vu quelques points intermédiaires pour décaler!

Petite escalade, et on est au boyau de l’angoisse.
Je m’engage, sur la tranche, car ça ne passe pas de face!
A la sortie, 2 spits qu’il faut visser avec 1 main. Pour sortir, je prends un AN carrément foireux au plafond. Il tiendra !

Ce boyau aura raison d’Alain qui va nous attendre environ 2h, le temps qu’on fasse un go fast (ou lent) au fond!

Derrière, encore un truc chiant ou on va perdre du temps au puits du petit Ouragan.
Pour éviter l’eau, dès qu’on descend, la roche est bien pourrie, j’ai bien essayé de mettre une déviation, mais la paroi se délite … Christophe voit alors des spits beaucoup plus loin … et je lui laisse le plaisir d’aller les cherche!

On arrive enfin au fond! Il est 18h37, et Christophe en profite pour faire une petite photo de profil.

Il ne reste plus qu’à remonter, et on remontera plus vite que la descente, on a moins à chercher!

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Deux Gardes – Mouchetiques

Participants : Michel, Arnaud, Patrice, Christophe, Yohan
TPST ~ 13h

Les Deux Gardes sont encore équipés, mais pas pour longtemps. C’est l’occasion de faire cette grande traversé Deux-Gardes / Mouchetiques. Il faut partir sur 10h minimum!

On se retrouve donc à Font D’Urle, il fait beau.
Vu qu’il a neigé, ça me semble compliqué de poser la voiture à la sortie, puis remonter à pieds jusqu’au Deux Gardes. Par la route, c’est trop long, à travers la campagne … trop de neige ! D’autant plus que comme on fait une traversée, ça serait mieux sans raquettes.
On décide donc de prendre 2 voitures. Une à l’entrée et une à la sortie. On est riches !
Il n’y a pas vraiment beaucoup de neige, mais bien assez pour la demi-heure de marche d’approche sans raquettes !

On arrive au trou, chouette, il y a déjà la corde d’entrée. Un problème de moins, pas besoin de venir la rechercher … On entre sous terre vers midi.
Un peu de neige dans les puits, mais sans plus.
Je craignais que ça soit la grosse douche avec la météo de la semaine, mais finalement non. Il n’y a pas vraiment d’eau, mais tant mieux !

Cette traversée se décompose en 2 parties:
– Le cheminement du Deux Gardes, de l’entrée à la galerie de la Fée qui rejoint les spéléonautes. Cette partie est assez longue, avec plein d’obstacles variés et est assez labyrinthique. Heureusement que la topo est bien détaillée et précise !
– le cheminement des Spéléonautes à la sortie des Mouchetiques. Cette partie nous est connue et est facile.

Les puits s’enchainent, les galeries s’enchainent et on essaye de suivre sur la topo au fur et à mesure, afin de ne pas perdre le fil dans ce labyrinthe.

Point topo


Arrivés à la salle de la cascade, je me rends compte qu’on a loupé la fouine! Christophe et moi revenons un peu en arrière pour la voir.

La fouine

Quand on revient, les autres sont partis …
Vers le puits des Grelots, on se perd et je pense qu’on part dans le méandre Fracasse. Bizarre, ça ressemble sans vraiment ressembler à la topo. Une escalade un peu engagée nous pousse à faire demi tour et on retombe finalement sur les copains qui commençaient à s’inquiéter. On aura perdu environ 1H !

Arrivé dans le méandre Charlie, on fera une pause café, puis on attaque la montée des puits des crayons.
On débouche dans les Spéléonautes depuis la galerie de la Fée à 21h. Soit 9h pour la partie Deux Gardes.

Dans les Spéléonautes

La suite est le parcours classique vers les Mouchetiques.

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Puits Francis – Trou Baisant

Première sortie, 11/10/2025
Participants : Lionel et Patrice
TPST : 7H

Vendredi après midi, Lionel m’appelle : « tu ne voudrais pas aller au Francis? C’est peut-être équipé, sinon, on équipe jusqu’à -150 ».
J’étais épuisé de ma semaine, raté!
J’appelle Charlie, il me confirme que c’est équipé jusqu’à -500. Banco, on y va!
On voulait équiper et jouer avec des petites cordes, mais tant pis !

Il nous faut 1h15 pour monter à l’entrée du trou dans la combe des Eparres depuis le parking du Château à Saint Pierre d’Entremont. C’est raide !

On part donc légers, avec juste un petit sac à main et une 20m en 6mm chacun, au cas où.

Les puits s’enchainent, super équipement de Charlie, sur AF, bio et durable.
Le début jusqu’à la jonction à -150 est parfois un peu étroit sur les têtes de puits, il faut être fin à la remontée.
Plus bas, ça prend de l’ampleur et les puits sont magnifiques.
Il faut faire un peu attention dans le puits du chaos, c’est un grand toboggan qu’on désescalade sans cordes. Ne pas s’emballer, car ça finit dans un vrai puits !

En 1h30, nous sommes à la chatière à -400m.
Il faut se mettre à plat ventre et le ventre éponge un peu d’eau. C’est pas hyper agréable …
Nous poursuivons jusqu’à la salle argileuse vers -500, juste avant le p15 + P60.
On fera un petit tour dans la galerie du courant d’air.

Il ne reste plus qu’à remonter.
Pas mal de grosses marches à escalader et quelques têtes de puits à négocier en réfléchissant.

on est dehors à 19, une grosse heure de marche de retour à la voiture. C’est le plus pénible !

Le 18/10/2025, on remet le couvert avec les Citrons. Objectifs, équiper le fond.
Participants : Arnaud, Michel, Patrice et Nico Z
TPST : 17h !

L’objectif est de voyager le plus léger possible, heureusement, on a de la 7mm !
Pour le fond, il faut :

Montée en 1H20 à l’entrée, tout se déroule sans soucis jusqu’à -500, notre terminus avec Lionel.

Bon, maintenant, il faut équiper. Je m’y colle.
Le P25 se descend sans problème. La vire et la tête du P60, c’est pas la même.
Je suis un peu surpris, tous les AF sont en 8mm. Je ne vais pas pouvoir passer mes sangles. Heureusement que j’ai pris principalement des AS.
C’est hyper aérien. Je me met un peu taquet !
Bon, ça fait.
Maintenant le P60. Comme prévu, il y a un filet d’eau, il va falloir décaler.
Je descend le puits. Il va falloir fractionner. Je trouve 2 trous de 8mm perdus dans l’immensité.
Maintenant, il y a un frac super décalé, et encore 2 pauvres trous de 8mm. Je pendule et chope une petite prise, je n’ai pas pris de goutte d’eau. Erreur. Me voilà taquet sur une prise main droite, à faire un nœud de 8 avec une seule main et les dents. Et bien c’est pas facile !
Au déséquipent, Arnaud me demande « pourquoi tu as fait des nœuds sur les dyneema ? Pour me faire chier ! ». Ben non, quand il n’y a pas de spits, à un moment, il faut décharger le descendeur !
4 ou 5 fracs plus tard, je suis au fond. J’y ai passé ma vie ! C’était vraiment sportif, et heureusement que les AF sont là où ils doivent être. Sinon, impossible à trouver !

Ensuite, on continue vers le fond.
ça devient boueux par endroit. On quitte l’eau et on passe dans une diaclase fossile. Il y a pas mal de cheminement et le parcours est moins aisé.
On arrive sur des puits, l’équipement est minimaliste.
Manifestement, on crame une corde sur un truc qu’on ne se sent pas de descendre en libre et … du coup, il nous manque une corde pour atteindre le siphon. Pas cool, ça ne valide pas la sortie !

Nico vers le dernier puits

On attaque la remontée.
Dans le P60, la boucle du frac du haut passe sous une lame et se coince. Plus possible de descendre pour Michel qui est haut, sinon sur corde tendue et pour nous en dessous, pas vraiment envie de partir à l’horizontal avec une corde de 7mm sous une lame …
Finalement, ça sera l’option choisie, on a pu décoincer la corde sans brusquerie …
C’est le genre difficulté pas bien facile à anticiper !

Le reste de la remontée se passe sans encombre, à part une grosse fatigue. On sortira vers 4H30! C’était pour mes collègues Citrons la première fois qu’ils utilisaient de la Caving Line, et l’avis est unanime. C’est vraiment une super corde !

Là aussi, la redescente à la voiture est un calvaire …

Bilan de l’équipement de ces trous nouvelle méthode:

  • Prévoir majoritairement des AS qui sont utilisables dans toutes situations, même avec des trous de 8 mm.
  • Si possible, percer plus gros, à 14 mm, pour pouvoir utiliser des sangles ou passer les dyneema en double.
  • Prévoir une goutte d’eau à l’équipement, car quand il n’y a que des AF, c’est moins facile que de visser une plaquette à 1 main …

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Gournier

Participants : Arnaud, Michel, Jason, Marlène, Olivier, Seb, Alain, Patrice
TPST : 15H
Objectif : on voulait aller au S2, on est allés entre le S1 et le S2 !

Sur une idée de Alain, nous voilà à Gournier avec comme objectif le S2.

On est vers 9H au parking. Il a a déjà des DE sur place, Tom et Fabien, et des clients qui attendent leurs guides. Il y aura au moins deux groupes.
On s’habille et on part devant équiper la vire avec notre corde, puisqu’on sera les derniers à ressortir. On profite au passage du bateau des pros pour accélérer le mouvement de la traversée du lac.

Arrivés dans la galerie, en haut de la vire, c’est magnifique. Les gours sont pleins !
Le parcours dans la galerie sèche se passe sans encombre. Certains ont plus chaud que d’autres, en fonction de leurs choix vestimentaires …
On arrive à l’accès 2.
Chacun se change et s’équipe pour la rivière, et c’est parti !

La rivière est magnifique jusqu’à la salle Chevallier. Là, on bricole un peu pour trouver la suite. Tout en haut, je suis le premier et arrive à un « ouragan ». Dans la topo, Ménile dit « nous passons en courant sous la chute d’eau qui se pulvérise sous une lame ». Pas de doute, on y est !

Nous passons en courant sous la chute d’eau qui se pulvérise sous une lame

Puis, il y a toute une série de puits qui remontent et on arrive certainement vers le siphon 1.

Pour arriver au siphon 1, il faut nager un long couloir (35m) et choper une corde pour monter …
Je ne savais pas vraiment comment c’était, j’arrive le premier sur la corde (il y en a 2) , j’avais pas trop anticipé, mais ça va. Derrière, les collègues se pèlent dans l’eau, certains font demi tour … Michel qui a une combi de planche sans les manches est carrément limite !

Au retour, Michel essaye de se réchauffer un peu !

Quelques images pour le plaisir !

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Grotte des Masques / Mort Ru

Participants : Christophe, Alexane, Michel, Aurélie, Patrice
TPST : 5H30 par la Pirouette Japonaise et en visitant le lac

Bon, on avait prévu une sortie club ce samedi 15, mais la météo n’est pas géniale, il pleut et il neige partout … Du coup, on se replie sur la traversée grotte des Masques / Mort Ru.
Le jeudi, à la maison, il neige des flocons gros comme des pizzas …
Du coup, je prends peur. Après le travail, je décide de monter reconnaitre le chemin et chercher la grotte. J’en profite pour monter les cordes.
Très peu de neige en forêt. Tout va bien.
Le samedi matin au réveil, ça a posé 10cm de neige dans la nuit ! Argh !

Comme Lionel m’a averti que la sortie est expo, je décide de laisser une voiture à Saint Même, comme cela, on aura les 2 options, soit de retourner aux Varvats, soit de descendre à Saint Même.

La montée se passe bien, il n’y a pas vraiment plus de neige qu’hier. Même en Bestard, pas besoin des crampons. 1H30 plus tard, on est à la grotte.

Dès l’entrée, il y a une flaque où il faut gainer pour ne pas se mettre dans l’eau et passer l’étroiture désobstuée.

Ensuite les puits sont de toute beauté. Comme prévu, Christophe se retrouve en opposition au dessus du puits du Président et doit revenir en arrière …

Aurélie dans le puits du Président

On enchaine le puits de la Jonction, puits de la Pipelette, puis c’est l’entrée dans la Pirouette Japonaise. Nous sommes tous curieux de voir quelle figure du Kama Sutra cela peut bien représenter …

On arrive en bas du P15, « carrefour de tous les itinéraires ». On décide de descendre voir le lac. Le dernier puits n’est pas équipé et on ne trouve pas vraiment d’amarrages. J’équipe sur quelques blocs, teste une écaille, mais lorsque je me mets en poids, Christophe la voit bouger … aie ! Il faut vraiment redoubler de prudence !

On reprend notre chemin, au P31 au plafond de la grande salle. Sublime !

La grande salle

La salle est vraiment immense, on voit la lumière du jour au fond !

Dehors, deux chemins possible. Une vire très exposée, avec la neige et surtout des feuilles glissantes en dessous ou bien la descente dans le lit de la résurgence vers Saint Même.
On choisira la seconde option, et même ça, il faut vraiment faire attention.
Je ne sait pas vraiment de quel sport relève cette activité !

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Humpleu l’hiver

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Scialet Neuf

Participants : Michel, JJDJ, Jason, Alain, Christophe, Patrice
TPST : 7H

Pour cette sortie, nous sommes 6 à partir en direction du Scialet Neuf. Toute la semaine, on surveille la météo qui est incertaine avec un gros redoux et pluie sur neige, la pire des situations. Sur la route, la Bourne est en crue, ça coule de partout …

Au parking, au Col de Proncel, décision générale, pas besoin des raquettes !
En vrai, il y a quand même un peu de neige et ça aurait été un peu moins fatiguant avec des raquettes. Comme d’habitude, mes collègues s’habillent à mort et je suis le seul à ne pas arriver en nage au trou … pas besoin d’aller sous terre pour déjà être mouillé pour certains !

Jason a fait 2 ou 3 sorties faciles, sans fracs, il va falloir un peu lui expliquer et l’encadrer. Christophe prend en charge le premier kit d’équipement.

J’ai pris un peu long en corde, ce qui permet d’équiper la descente et remontée vers le petit boyau de la suite, ce qui est bien utile avec toute cette glace en hiver. Une 10m aurait aussi fait l’affaire.

l’entrée du boyau commence par une bassine dans laquelle certains n’hésiteront pas à s’humecter plus ou moins …

Un peu plus bas, le boyau est obturé par une coulée de glace. Il faut sortir le marteau et le burin pour déblayer le passage.

Pour la suite, les puits s’enchaînent sans difficulté. Le bassin de -110 est très esthétique, avec le boyau qui permet d’accéder à la suite au dessus de l’eau.

Vers -180, le P30 commence à être humide. Je me réfugie dans le puits parallèle, sec, propre et vaste, pour attendre les copains et faire le point. Le moral des troupes est partagé. Certains sont humides et ont froid et veulent remonter, d’autres sont partant pour continuer. Décision est prise, tout le monde remonte.

Le bas du P30 d’entrée
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