Traversée D35 – Berger : le Graal

Participants : la crème du CREPS et moi
TPST : 18h

Comme beaucoup le savent, les Furets ont ouvert la traversée D35 – Berger pour Noël 2024.
Depuis, tout le monde en rêve.
En 2025, un collectif à rééquipé sérieusement le D35 sur AF afin de rendre cette traversée possible.
Une première équipe réalise cette traversée le 25/07/2026 … nous sommes donc la 2ème équipe à nous engager dans cette aventure.

Merci à Thierry pour l’organisation de cette traversée. Je sais que je ne suis pas trop en forme en ce moment, mais si je n’y vais pas … à quand une autre occasion ?

Et c’est ainsi qu’on se retrouve à 9 au départ du D35. David Parrot est avec nous, c’est génial d’avoir un des inventeurs pour nous guider dans ce dédale. Quand Dav me voit: « T’es là mon Patoche, ben tu vas dérouiller !!! ». Trop bien l’accueil, moi qui n’étais pas inquiet par rapport à ma forme physique …

Côté habillement, j’ai peur de trop chauffer à la descente, je mets juste un mérinos et un leggin avec une combi non enduite.

Comme promis par Thierry, 6 minutes de marche d’approche plus tard, on entre dans le trou!

Thierry s’engage, je le colle, histoire de ne pas commencer à me faire distancer.
Les puits s’enchainent, ça va vite, pas le temps de refroidir. Heureusement que je connais cette partie. 10h00, on est à la base des puits à -400m, ça fait 1h15 qu’on est dans le trou !

L’enfilade dans le P47 du collecteur
On est à la base des puits

On se regroupe, puis on attaque la rivière du D35.
Le sol est très orange, un peu comme dans la rivière d’Or, c’est magnifique. Par contre, c’est plein de moonmilch et c’est hyper glissant.
A la deuxième bassine, je me mets tout de suite à l’aise avec l’idée d’être mouillé. Je ne suis pas le seul dans ce cas! Ca, c’est fait, la suite de la progression va être beaucoup plus simple et je vais dépenser beaucoup moins d’énergie à éviter d’être mouillé. On sait tous que ça fini par être inutile!
Je suis David, et c’est vraiment déprimant! On ne dépense vraiment pas la même énergie à chaque pas !

Là, on est à -660m, à la confluence entre la rivière du D35 et la rivière de la Fromagère. On fait une grande vire pour éviter la cascade.

Et on poursuit dans la rivière. Il y a plein de vires pour se faire les bras. On arrive au point bas, le siphon de la From est à 50m, on est vers -700 depuis l’entrée … j’ai bien envie d’aller voir, mais il faut que je m’économise. On attaque la remontée vers le siphon Emeraude, il faut remonter d’environ 150M.

Puis on arrive vers le siphon Emeraude de la jonction, il est 13h15, ça fait 4h30 qu’on est sous terre. On s’arrête faire la 1ère pause casse croûte.

Au dessus, c’est le siphon Emeraude dans le film, quand David et Cedric le découvrent. En dessous, c’est ce qui en reste …
Durant la sortie de Juillet, Thierry est passé allongé dans la flaque, avec une oreille dans l’eau.
Merci Charles, David et les autres qui ont agrandi cet été, là, on passe à genoux dans l’eau.

On arrive dans le Berger !
Merci Thierry pour ce beau cadeau!

On vient donc de parcourir le chemin rouge de l’entrée du D35 jusqu’au siphon Emeraude.
Maintenant, il faut continuer dans le berger jusqu’à la Vire-Tu-Oses. On y arrivera à 19h15, le temps de faire une seconde pause repas au bivouac Mélusine, soit 5h45 depuis la jonction et 10h30 depuis l’entrée.

Côté Berger, le méandre Trocourt et toute la suite monte pas mal, c’est des failles avec des lames très accrocheuses et ça a dû se mettre en charge à une époque car c’est couvert de boue. Du coup, il y a plein de cordes et là où il n’y a pas de cordes, c’est hyper expo !

On arrive dans une galerie sèche où le sol est parsemé de copeaux de chocolat. Vraiment magnifique!

Le ruisseau du Boa est vraiment très beau, mais pas le temps de faire des photos.
Ca n’arrête pas de descendre … mais quand est ce qu’on va remonter ?

Puis on arrive dans la galerie du sable où on rampe pendant longtemps. Comme on était couverts de boue, maintenant, on est des spéléos pannés !
Là, mes amis ont pitié de moi, et comme je suis déjà en pension complète, ils me prennent mon sac pour que je les ralentisse un peu moins.
Déjà David a compris qu’il allait faire un score de temps passé sous terre, il n’a pas l’habitude des longues sorties, lui.

On arrive à la Vire-Tu-Oses, et comme dit Thierry, ben on est dehors maintenant!
En vrai, ce n’est pas si faux! La suite est tellement facile par rapport à ce qu’on vient de faire !

Je sors à 3h15, soit 8h00 pour remonter du Berger et 18h30 au total. C’est pas si mal!

Il nous reste une bonne heure de marche dans la forêt pour retourner au D35 à la voiture et … ça monte dans la forêt.

En tout cas
– c’est vraiment une belle sortie
– à ne pas mettre entre toutes les mains, car c’est vraiment loin, et il ne faut vraiment pas se faire mal aussi loin …
– j’ai fait une super sortie, on était 2 touristes, encadrés par 7 DE formateurs du CREPS
– merci à Thierry pour l’organisation
– merci à toute l’équipe David, Cédric, Charles, Léa, tous les Furets et autres … pour avoir creusé le D35 et rendu cela possible
– merci à David d’avoir supporté ma lenteur
– David avait raison, j’ai vraiment dérouillé …

C’était génial !

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